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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 11:15

un petit article pour parler de lou.
lou est un petit bonhomme que j'ai vu pour la première fois à la télé hier soir.
voila à quoi correspond sa maladie.

Il nous a pas fallu plus de trois semaines après ta naissance pour comprendre que quelque chose n'allait pas.
Il faudra trois mois pour qu'enfin tombe le résultat d'un énième examen, une résonance magnétique :
"Votre fils est atteint du syndrome de dysplasie septo-optique. C'est une malformation congénitale très rare, 1 cas sur dix millions. ...une maladie orpheline.
Je vous explique : votre fils est aveugle. "
(On s'en doutait).
"Il n'a pas les nerfs optiques atrophiés et pas de septum... "
(De quoi ?)
"De septum : c'est une membrane qui sépare les deux hémisphères du cerveau. "
(Et ça sert à quoi ?)
"On ne le sait pas encore. Des enfants naissent sans septum et ont une vie tout à fait normale, mais il y a par contre des cas d'handicaps mentaux plus ou moins sévères."
(...Merci la vie).
"Ah oui, j'oubliais, on a aussi une explication quant au fait qu'il ait toujours soif : Lou a une hypophyse sous développée. C'est fréquent avec ce syndrome."
(Pardon ?)
"C'est une glande à l'arrière du cerveau qui régule tout le système hormonal. Dans le cas de Lou, il ne retient pas l'eau, mais cela se compense par la prise régulière de médicaments."
(putain de vie).

je met un petit article que j'ai copié sur son site et du coup je l'ai mis dans mes favoris.
Chacun juge bon de le suivre ou pas sur son blog. cliquez sur le lien.
http://www.a-lou.com/

Là où je me marre (quoique des fois ça m'énerve et qu'alors je peux piquer de ces colères!), c'est que mon papa et ma maman, y ont toujours pas trouvé le mode d'emploi complet pour communiquer avec moi.
Bon, O.K., chui pas simple...

Le problème voyez-vous, c'est que je perçois la vie comme vous percevez un rêve ...ou un cauchemar. J'voudrais bien contrôler le scénario, mais les choses ne se passent pas toujours (voire rarement) comme je veux. Ma cécité ne me donne pas les mêmes références que vous.
Et puis, il y a ce grain de sable dans ma tête qui fait que les rouages grippent. Je ne conceptualise pas facilement les choses.
Par conséquent, allez m'expliquer que je ne peux pas aller m'asseoir dans l'herbe du jardin parce qu'il pleut ! Papa n'a qu'à arrêter la pluie de la même manière qu'il arrête ou remet un CD, pardi !
Bref, parfois, j'trouve mes parents nuls et je le leurs fait savoir par tous les moyens à ma disposition.

6. mon monde a moi,
bonne lecture

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 13:37

un groupe de résistants était dans une ferme, une vingtaine d'hommes bien armés. Ils furent attaqués par des Allemands, ils étaient venus en car " une trentaine d'hommes ", le car s'arrêta dans un petit chemin creux.
Un gamin les ayant vu avertit les f.f.i, aussitôt la ferme fut fortifiée par le chef.
Un des résistants était un peu en retrait derrière la grange aux cabinets, il était armé d'un fusil de chasse cal.16, il faisait ses cartouches lui-même, il comptait ses morceaux de plomb, une vingtaine par cartouche, il vit arriver un Allemand derrière la grange qui tenait dans sa main une grenade et d'autres accrochées autour de lui. il ajusta l'allemand qui tomba raide mort sur le coup. quelques secondes après ce fut une terrible explosion, la grenade explosa puis les autres, l'allemand fut pulvérisé et le mur de la grange s'écroula, plus une panne sur le toit. Ce coup désorganisa les Allemands. Le résistant du cabinet fut légèrement blessé, rien de grave.
Pour une fois les Allemands n'avaient pas été les plus forts, sur une trentaine d'hommes il ne restait que deux hommes et le chauffeur du car, ils furent prisonniers et gardé dans une cave jusqu'à l'arrivée des Américains.
Après la bataille il se passa quelque chose, un Allemand blessé était sur une brouette, il regardait son portefeuille et la photo de sa femme et de ses enfants, un des résistants, fou de rage lui mit le canon de son fusil sur le front et tira, la balle fit ricochet sur un tas de cailloux, le chef des résistants lui fit un reproche, le tireur lui répondit "mort pour mort".
Les résistants repartirent en direction de St-Quentin.
Les Allemands ne firent aucune représailles, le temps leur manquait.
Cette histoire m'a été raconté par le tireur du cabinet, mort depuis 1992.


                                                                          Louis Carnian

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 12:21
Jack Horsfall.


Il m'a donné un livre "the long march" de la 210 Burnley Battery Royal Field Artillery. Sur ce livre on peut lire : si vous passez voir le petit musée de Louis Carnian à Ytres, vous pourrez admirer le seul insigne de la 210-B.A.
J'ai décidé de lui donner cet insigne en 1993. j'en ai reconstitué un autre, il m'a écrit qu'il viendrait dans le courant du mois d'avril 1993.
Il sera bien content de posséder l'insigne du régiment de son père. sur le livre on voit l'emplacement de la batterie derrière la ligne de front, il tirait sur Neuville-Boujonval et Metz en couture. Quand il sera là on ira voir l'endroit.
Dans le courant du mois d'avril il est venu chercher l'insigne, il en fut très heureux et il me donna une boite de galettes qui étaient très bonnes.
Son père était le seul rescapé de la batterie, qui fut broyée à quelques kilomètres de Mons (belgique) le 9 novembre 1918.
Le 2 janvier 1995, je trouvais avec mon détecteur un second insigne à Ytres.


                                               Louis Carnian
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 11:24
Les personnes de l'arrière ne comprenaient pas les soldats qui revenaient en permissions.
Je vais vous raconter une drôle d'histoire pourtant vrai.
je ne donnerais pas de nom. C'était un homme qui n'avait pas peur, il était toujours volontaire pour les coups durs, il fut blessé plusieurs fois, la dernière blessure fut terrible, il eut une jambe cassée, il fut envoyé à Paris pour se rétablir. Il était toujours porteur d'un couteau à cran d'arrêt.
En sortant d'un café, il fut bousculé par un homme qui sortait d'un bureau, il tomba lourdement par terre, le civil au lieu de s'excuser l'insulta, le soldat se releva d'un seul coup, le civil fut tué d'un coup de couteau au coeur. Cet homme fut condamné à cinq ans de travaux forcés à l'ile de Ré. Quand il revint il était clochard, il vivait emmitouflé dans une laine à coté d'un pont.
Son père habitait à Ytres.
Drôle de reconnaissance.



                                                                                                                 Louis Carnian.
                          

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 11:02

1914-1918

 

 

À la guerre de 1914 YTRES fut occupé par les Allemands .

Ytres avait été placé sur la « liste rouge » qui veut dire village de rebellions.

4 victimes civiles par faît de guerre, alors les allemands installèrent un commandant pas commode du nom de Kleinschmidt


qui veut dire en français « petit maréchal ».son premier travail était de terroriser la population civile. tous les hommes travaillaient soit dans les champs, soit à la boulangerie et au dépôt de munitions qui se trouve à la butte du moulin route de Bertincourt.

La boulangerie se trouvait dans la ferme Magnier et chez Hénocque où il y avait 3 fours à pains , des prisonniers civils du Transloy y travaillaient dont un homme qui était Joseph Meunier

, il travaille souvent dans la ferme Lamouret après la guerre, il s’est marié avec mademoiselle Florentine ,ils eurent un fils qui reste à Ytres Louis Meunier qui est un des plus anciens habitants de Ytres actuellement en 2008.

Tous les 2 jours la population était rassemblée dans la cour de la ferme Magnier pour y être comptée ,ils attendaient 2 heures par tous les temps et pendant ce temps les Allemands fouillaient les maisons.

Mon grand-père possède un jardin pâture dans lequel il y avait 3 gros noyers, un jour le commandant kleinschmidt fit couper tous les noyers de Ytres , les jeunes filles les écorchèrent et ils furent chargés sur le train à la gare.

Ils ramassèrent aussi le cuivre, ma grand-mère avait des casseroles en cuivre qu’ils prirent aussi, un jour le commandant arriva à la maison il mit en joue ma grand-mère avec son revolver pour qu’elle lui donne la bassinoire en cuivre, elle l’avait cachée dans la haie, il l’a pris et elle fut condamnée à verser 5 fancs pour ne pas être arrêtée , ils volaient tout: le cuivre, l’étain ,cuillères et fourchettes, même l’horloge fut prise.

Ytres était un centre de ravitaillement. mon grand-père travaillait au dépôt d’obus il y en avait beaucoup. Il pissait dans l’œil de l’obus et remettait le bouchon de transport.

Ma mère et ma tante léa Lesage, Céleste Deméaulte ,elles étaient occupées au dépôt d’obus , elles crachaient sur les ressorts des chargeurs de cartouches, si elles avaient été prises elles auraient été fusillées.

Un jour, ils firent évacuer le centre du village pour faire sauter le clocher et récupérer les cloches, ils récupèrent tout sauf un morceau.

En 1982 avec mon détecteur j’ai trouvé la boucle devant l’ancien presbytère aujourd’hui propriété de Mr Escoffier .un peu plus haut je trouvais un morceau de cloche que j’ai encore en 1992, il me sert de presse papier (épaisseur 32mm poids 865 gr).

Toutes les personnes qui faisaient quelque chose qui déplaisait au commandant étaient attachées à l'arbre de la liberté (au pilori) c’était un marronnier qui se trouvait dans le coin du café Baudoin. Le père Bédu y fut attaché pendant 3 jours ,il avait oublié de donner à manger au cheval du commandant.

Robert Cavet y fut attaché aussi.en 1915

 

Le 25 et le27 janvier

après la guerre cette baraque servait au dentiste de Bapaume Mr Barou.

Cet arbre a été abattu par Jules Vasseur et moi-même lors de l’achat de la maison par Maurice Meunier de Neuville-Bourjonval pour faire une boucherie devenue ensuite Robert Levoir depuis le 15 octobre 1962 et fermée actuellement. Dans la cour il y avait une petite baraque ,c’était un poste de garde Anglais, elle fut vendue par Mr Meunier à un homme d’Achiet le Grand

J’ai été employé Pour maçonner le mur devant avec jules Vasseur nous avons été contrôlés par le service des impôts suite à une dénonciation d’une femme de Ytres.

Mais en septembre 1916 dans la nuit du 21 au 22 toute la population fut dirigée sur Hermies pour être évacuée dans le Nord à Gommenies et à Poix du nord.

A partir de ce moment on ne savait plus rien de Ytres j’usqu’a décembre 1918 où mon grand-père est revenu avec des soldats anglais.

Pour revenir aux prisonniers civils du Transloy, j’ai encore une carte postale de l’époque où on peut encore reconnaître Joseph Meunier. Ils sont en tout trente ces prisonniers faisaient des tranchées de soutien pour la ligne Hindendurg. les allemands reculèrent de leur plein gré pour la ligne Hindenburg.

Joseph Meunier est le père de Louis Meunier doyen de Ytres

 

Ytres fut libéré mais avant de partir ils firent sauter tout le village, sauf les murs de la ferme Magnier.

Ytres fut occupé par les anglais pour faire des camps de ravitaillement

Ytres en 1917 ,Tout était anglais, le général Bing s’y installa à 2 endroits .

1er dans le bois de la vierge, on voit encore la place en 1992.une fois je détectais dans la tranchée et je trouvais un rond de serviette en argent, le tour est gravé des éléphants ,symbole du général ,il venait des indes ,j’ai encore ce rond en 1992.

2ème dans les ruines de la ferme Magnier,la grande cave fut aménagée

Dans le wagon de Rethondes on peut lire de sa main .- grand quartier général à Ytres -

Tous les champs étaient recouverts de camps, dans le bois il y avait tous les services (maréchal-bourreliers-dépôts de grenades ).

Dans la pâture Fournié, c’étaient les chemins de fer . Le tas de cailloux resta longtemps après la guerre, les derniers cailloux partent en 1936 on s’amuse à la luge , ça ressemble à une montagne.

Sur le chemin de Lechelle à "l’arrêt" en face de chez Michel Labille actuellement, dans le champ Lecat c’était la cuisine à cet endroit on trouve encore des bouteilles de sauces.

Derrière le petit bois c’était un hôpital pour petits blessés.

Sur le chemin st Jacques c’était un grand hôpital ,ils opèrent la totalité des grands blessés. les morts sont enterrés en face dans le champs Vilmont.

Après la guerre les anglais faisaient le petit cimetière avec ces morts là.

J’ai une carte anglaise ,elle provient du war department-ordonnance-survey may 1917, je la regarde souvent.

Les anglais avaient monté beaucoup de baraques pour se loger dans la cour du coté de chez Delattre .

Camp Anglais qui se trouvait dans la pâture Lecat chemin de la gare en1919

La baraque avait 3 pièces et était tapissée avec des journaux anglais, nous ,gamins on ne comprenait pas .cette baraque était couverte de papier goudronné avec des petits cailloux collés dessus.

En 1949 la baraque était mangée par les vers ,elle s’écroula. c’est là qu’on découvrit un insigne en bois marqué au feu : Canada avec la feuille d’érable marqué 1904.c’était bien pour l’époque, mon père le fit brûler.

Quel malheur de ne pas comprendre le passé truffé d’histoire

                                                           Louis Carnian

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 14:30


Il y a eu une explosion,  j'avais 5 ans et je revois encore ce moment, c'était le 5 ou le 7 avril 1957, plus tard on à vu passer dans les rues de Ytres un tombereau tiré par un cheval et dans ce même tombereau il y avait pour diriger l'attelage Mr Pierre Pilasse, pas un mot dans les rues, tous les gens qui en avait entendu parler étaient devant leurs portes sur le trajet, ils regardaient tous passer ce tombereau, dedans, alongés, 2 corps déchiquetés par l'explosion d'un obus de la dernière guerre.

 Ils voulaient récupérer les bandes de cuivre qui entourent les obus, c'est à coups de marteaux et de burins qu'ils les travaillaient, ils sont "tombés" sur un obus moins récalcitrant que les autres, car ça faisait très longtemps qu'ils faisaient cela, et celui là fut le dernier, il fit explosion. ils ont été déposés à la mairie.
peut-on qualifier de curiosité malsaine tous les gens qui étaient sur leur dernier parcours, moi je ne sais pas, chacun peut en tirer les conséquences qu'il veut. ces deux personnes étaient les "Cuvillier"  Albert"père" et Albert "fils".
Si je met cet article c'est parce que j'ai entendu dire que des jeunes de Ytres  avaient été vu en train d'essayer de mettre le feu à un pneu du coté de la "guérite de bus", et que, à l'intérieur ils avaient regroupé quelques obus récupéré à droite et à gauche dans les champs, le pneu n'à pas pris feu, quel aurait été le résultat s'il avait brulé, car je suppose qu'ils devaient "surveiller" la réaction et ne devaient pas être très loin de là.

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 17:01


À Ytres on voit arriver les Allemands fin février 1943 pour faire la base de V2 

V2.jpgreproduction d'un V2

dans le souterrain du Canal du Nord .

Beaucoup de maisons sont prisent par les Allemands pour mettre les bureaux des firmes Française, Belge, Allemande. La plus grande est la firme Cook-Mayer de Coblence, son bureau était dans la maison Cheutet route de la gare. Le poste Allemand de l’armement était installé dans la maison Courtaux André. La kommandatur était dans la mairie, 2 mitrailleurs sur le toit . Les Allemands avaient maçonnés quelques fenêtres et mis un gros grillage sur le balcon pour empêcher les jets de grenades. Chez M Deffossé était le poste pour le carburant. Chez Mme Courtaux Suzanne était la firme Santana de Lyon. Il y avait aussi quelques firmes comme Siskavi et Dumoulin. La firme Siskavi était chez Mme Lamouret Léone , Le directeur de cette firme était un Belge du nom de André Vampuvele et sa femme qui travaillait pour les Allemands . À cette époque on s’occupait de la maison Clara Belot notre cousine qui se trouvait au fond de l’impasse de la rue des écoles . Dans les deux pièces logeait un faux ménage , un Algérien du nom de René Souag et une Alsacienne du nom de Suzanne Raban; ils venaient à la maison, ils étaient très bien.

Un jour Mr Vanpuvele vient à la maison et sur la table il y avait un dépliant des meubles que l’on fabriquait chez Wilbaut, il a acheté une salle à manger renaissance Anglaise et une armoire à deux portes . Mon frère Jean-Marie à été lui monter chez Mme Lamouret Léone . Après quelques temps dans cette maison ils allèrent s’installer chez Mr Demonchaux, Mr Capelle à habité cette maison, à l'heure actuelle elle est la propriété de la famille george 

tour-du-rouet-2.jpgancienne maison demonchaux

. Les meubles après la guerre sont restés dans la maison. Maintenant ils sont chez Mr Demonchaux Jean.

Dans beaucoup de maisons à Ytres il y avait des Allemands civils et quelques militaires . Par la suite les Allemands installèrent un 2e poste de soldats dans la maison des employés de la gare maintenant maison Simonet.

À la maison, dans la petite maison dans la cour on logeait 2 Belges et 1 Mexicain (Louis Loccoche, Prosper…., Pedro Santos qui se disait Mexicain) mais c’était faux il était Espagnol de l’armée rouge , quelques jours après la libération il disparut pour toujours , on n’a jamais eu de nouvelles de lui.

Quand à Louis Loccoche il nous a envoyé une lettre de Belgique pour dire qu’il était bien rentré .

Quand à Prosper ,il fut inquiété par les autorités Belges , il faisait parti de la N.S.K.K société belge de transport au service des Allemands .
Après quelques jours ils mitraillèrent un grand camp dans le petit bois pour y loger 1500 personnes (des requis du S.T.O, Belges, Français, Hollandais, Algériens) . Dans le camp ,il y avait une grande cuisine , un jour il firent un second camp entouré de fils de fer barbelés, postes de garde et miradors . On vit alors arriver des hommes avec des costumes rayés et chaussés de sabots sans chaussettes . Tous les jours les Allemands passent avec un chariot, c’était des hommes qui le tirait à la place des chevaux , ils étaient gardés par des Allemands baillonnettes aux canons , ils ramassaient de la paille ,du fourrage et de l’avoine . Un jour je travaillais chez madame courtaux Suzanne,en face il y a un poirier,

 

coutaux.jpgà droite chez Mme Courtaux (une des petites filles est Suzanne) à gauche la maison avec le poirier
                                                        

       je vois arriver le chariot, les hommes prirent d’assaut l’arbre,ses poires sont dures comme des cailloux ,il les mettaient sous les roues du chariot pour les écraser et les manger, les Allemands leurs donnèrent des coups de crosses et de matraques . Dans les Allemands il y avait des Français à bérets, sur leur manches on pouvait lire G.M.R ils étaient plus brutaux que les Allemands , un Allemand riait de voir cela . Ces gens habitaient le camp de barbelés. Malheureusement à ce moment là on ne trouve pas de pellicules pour prendre des photos, quel malheur.

C’est honteux de traiter des gens comme cela.

Mon frèreHenri est arrêté par la gestapo le1er avril 1944.

Un jour ma mère fait un pain avec ce que l’on avait et elle nous dit d’aller porter ce pain au camp, on cultivait du tabac on mit quelques feuilles avec , j’avais acheté 2 cahiers de feuilles à rouler pour mettre avec le tout. Avec mon frère on s’est rendu au camp, ils nous regardaient avec des regards perdus et on jeta ce paquet au dessus des barbelés. Aussitôt du poste de garde un homme en béret sort, il nous donne à chacun un coup de pied au cul. Un allemand regardait la scène et il riait. Un des requis Français se maria avec une fille de Ytres après la libération.
On n’avait plus de travail chez Wilbaut, on faisait tout le travail qui se présentait (démariage de betteraves , travail chez Oscar Prince maréchal-ferrant à l’époque), un jour on voit arriver à la maison le maire Gontrand Deméaulte ,il avait un papier de la défense passive de la Somme. C’était pour faire des trous tous les 60 mètres le long des routes chaque trou devait faire 1,50m de long, 1m de profondeur et 0,70m de large avec des marches d’un côté. Pour 30f du trou à l’époque, on entreprit ce travail avec mon frère Jean-Marie. On avait touché un acompte de 150f pour la mise en route et le reste nous fut payé après la libération après bien des démarches. une journée alors qu’on faisait des trous sur le chemin de Ruyaultcourt , on voit arriver un camion Allemand dans cette direction, soudain il arrive un avion à deux fuselages, c’était nouveau de voir un pareil avion, il mitrailla le camion, je n’ai jamais vu des hommes courir si vite, le camion fut atteint dans le moteur et il ne pouvait plus repartir. Le même avion mitrailla aussi la râperie de Bertincourt et un train dans la gare d’Hermies et la locomotive fut touchée.

Après la reprise chez Wilbault il y avait un ouvrier d’Hermies Julien Dreux il habitait en face de la gare, la maison en travers , il m’apporta 3 douilles de mitrailleuses de 12,7 marquées M-43 que j’ai encore à la maison.

Quand les trous furent finis , la direction de la défense passive avisa les gens de faire des abris dans leurs jardins. À la maison il y avait un abri creusé dans le jardin recouvert de grosses tôles de la guerre de 1914 et 70cm de terre dessus , une bombe aurait eu vite fait de la traverser. Par ordre de l’autorité Allemande il fallait faire un grand abri, alors on s’est mis à l’ouvrage pour découvrir le fameux souterrain Espagnol . Pour cela on perça un trou dans la pature Haroué, un homme de Roisel est venu et il dit que c’est à cet endroit que part le souterrain, c’était un véritable chantier, j’y travaillait ,mon frère Jean-Marie, Émile Ponche ,Louis Capelle, Franck Albi, le mari de l’institutrice, une personne du midi, un soldat du 3è d’artillerie. On ne trouvait pas le souterrain, un jour on voit arriver Émile Raison, Gaston Demonchaux et le Commandant, il nous dirent que le souterrain avait été découvert entre la mairie et la maison Hénocque. Les Allemands voulaient faire un abri. C’était Marcel Drode qui l’avait découvert en premier. Notre chantier dans la pâture fut arrêté et les Allemands ont aménagé une descente pour accéder au souterrain dans la cour Hénocque.

Beaucoup de cultivateurs ont été réquisitionnés pour faire des transports : Ytres--canal--gare--souterrain

 

                                       LOUIS CARNIAN

 

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 15:15

il est né le 22 mars 1913, incorporé au 158 RI à Strasbourg.
En 1939 il fut mobilisé sur place aux usines POTEZ à Méaulte.
L'armistice signé il passait en zone libre, puis il gagnait l'Espagne.
Il est emprisonné pendant six mois au camp de Miranda, il s'évade et rejoint l'Angleterre.
En juillet 1941, engagé volontaire dans les forces FFL il est incorporé au groupe Lorraine.
Il fait beaucoup de missions au dessus de la région Nord-Pas de Calais, et il devient sergent chef. Il est abattu le 8 février 1944 sur la base d'Eperlecques près de St-Omer 

blockhaus d'EperlecqueEperlecquesDSC_6473_DxO_raw.jpg

Le 11 novembre 1949 la municipalité fait poser 2 plaques ainsi libellées -Rue du Sergent-chef Pierre wattel-.
1 plaque sur la grange Bernard Coquelle face à la salle des fêtes, la 2ème à la petite grange de Mr Emile Hénoque.
Lors de l'inauguration le drapeau se déchira en deux, il était trop cloué. J'était présent à la cérémonie.
 Mr Gontrant Deméaulte ancien maire de Ytres épingle sur la poitrine de Mr Wattel Henri père de Pierre la médaille militaire. Monsieur Wattel était maire de Ytres à l'époque.

Mr Wattel est au centre des pompiers
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En 1984, les deux plaques sont enlevées et remplacées par de nouvelles ainsi libellées -Rue Wattel- elles sont changées par Mr Lecat André maire à cette époque. Voyant cela j'ai déposé une réclamation.
Le 26 mars 1985 ily a eu une cérémonie et on mettait une plaque à la mairie et une autre au monument aux morts. ce jour là Mr Carette épingle la médaille du combattant à Mr Maurice Wattel frère du héros disparu.
Le lendemain j'ai été trouver le maire pour que l'on remette les plaques de la rue comme à l'origine, il refusait.
Quel malheur de ne pas comprendre l'histoire!
La semaine à venir je me suis rendu à une réunion de conseil pour expliquer cela à nouveau.
je demande un vote à mains levées
Je n'ai pas dormi pendant 8 jours de cela.
Une conseillère (Michelle Bédu) et le maire (André Lecat ) ne votèrent pas. 9 voix pour et 2 voix contre.
Le maire promit de remettre les plaques. Cela à duré encore 3 ans.
Je tombais malade en 1991, une fois rentré de l'hopital je me rendais chez le maire. il me dit "j'ai tes plaques". je lui demandais de les remettre en place, il refusait.
quel malheur de ne pas comprendre l'Histoire.
J'en parlait à Daniel Lenglet, il me dit qu'il les remettrait en place, Il les reposait avec Henri Lestocart conseillé municipal à cette époque..
Les plaques sont au nombre de quatre libellées identiques aux anciennes
 -Rue du Sergent-chef Pierre Wattel- .
Mr Henri Lestocart m'a donné une des plaques démontées, elle est criblée de trous.
Il ne faut jamais oublier cet homme qui a donné sa vie pour notre pays de liberté.
                                                                                    Louis Carnian

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10 mars 2008 1 10 /03 /mars /2008 10:19

voici les resultats des élus au conseil municipal



BASSEZ Henri-209 
RICAUX Gérard-204
DRODE Daniel-170
REBEILLEAU François-184
LAUDE Jean-Yves-185
LECAT André-Marie-168
MEUNIER Pierre-159
PRUVOST Jean-Marie-189
BANCOURT Jean-Louis-171
WECXSTEEN Lionel-206
WILMORT Philippe-160

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 15:44

           J'avais un voisin en face de notre maison qui s'appelait Léopold Carlier, c'était un ancien soldat de la guerre de 1914-1918.
      Quand j'étais jeune il me racontait des histoires sur la guerre de 14, j'avais du mal à comprendre, j'étais jeune.
      Il avait fait la guerre dans l'infanterie, il avait été à Verdun, au Mont Saint Eloi, Vimy et bien d'autres lieux, une fois il me raconta sa dernière histoire de guerre, son histoire.
      Il fut prisonnier en décembre 1917. 
      le 4 ou 5 décembre il était en Argonne (près de Verdun). Lors de l'attaque de l'artillerie allemande son camarade guetteur reçut un obus sur lui, il disparut pour toujours.
IL me disait que c'était terrible, après les bombardements les Allemands attaquèrent et tout le bataillon fut fait prisonnier. Ils furent dirigés sur l'Allemagne, il travalla dans une fonderie, pour avoir sa ration de soupe il fallait décharger 10 tonnes de charbon.
      C'était très dur faute de nourriture, un jour il fut transféré dans une ferme en Prusse, il travaillait dans les champs, la nourriture était bonne mais il fallait travailler 12 heures par jour 7 jours sur 7. il m'a dit que c'était là qu'il avait apprit à braconner, le gibier était abondant. il travaillait avec le garde du domaine et c'était le rêve pour attraper le gibier et les bêtes sauvages.
      Il rentrait à Ytres dans le mois de juillet 1919.
      J'ai appris beaucoup de chose de lui, avant qu'il ne parte à l'hospice d'Epehy il me donnait son fusil de chasse, un vieux modèle à chiens calibre 16, je l'ai encore en 1993, il me donnait aussi beaucoup de bricoles de guerre.
      Il mourrut à L'hospice d'Epehy en 1972 où il est enterré. j'ai été à son enterrement.
      Sa fille Jeanne ne m'a pas reconnu.

                                                       Louis Carnian

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