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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 18:17

Pendant cette "guerre" il existait à Ytres un camp allemand qui se trouvait dans le bois Trannin (où se trouve la maison) dont la construction à été édifiée sur le blockhaus qui se trouvait à cet endroit.

j'ai reçu ce document d'une personne dont le père est décédé récemment  et qui était à Ytres pendant ce conflit.

 

Beaucoup de prisonniers du camp étaient des personnes qui avaient tentées de se soustraire au S.T.O (service du travail obligatoire) . D'autres qui étaient venus "de leur plein gré" pour éviter en représailles de se retrouver dans le camp pour ce même STO,  logeaient chez l'habitant.

 

 

Il s'est servi de ce document pour rejoindre son employeur , "les Houillières du bassin du Nord et du Pas de Calais"  .

Il me précise que la firme "Gustav Burmeister" existe toujours en Allemagne.

 

 


sto.jpg


 5 jours d'écart entre ces deux fait 


 

 

 

 

voici un second document que l'on m'a fait aussi parvenir.

 

 

extrai livre 1940-1944

 

 


  ce qui suit m'a été raconté par André Carnian "frère de Louis"

 

         Le pont de la route d’Equancourt est devenu le pont des Anglais en 1920 car une voiture avec 4 Anglais est tombée  en contre-bas du pont démoli par les Allemands, ils étaient 4 dans la voiture, ils sont enterrés dans le cimetière d’Etricourt au fond, Jean-François Carnian et Gontran Deméaulte étaient présent quand l’auto est tombée, ils sont descendus pour les secourir mais ils étaient morts, ils les ont remontés en haut du pont à l’aide des cordeaux des chevaux.

         En 1940, c’était un convoi allemand qui arrivait d’Equancourt,  il y avait un chauffeur et un lieutenant dans la voiture de tête qui est tombée en bas du pont, c’était le génie français qui l’avait fait sauter peu de temps avant. Le convoi allemand a contourné le pont en passant par la butte au dessus du canal et ils ont rejoint les deux soldats Français dans Etricourt et ils les ont fusillés, ils sont aussi enterrés dans le cimetière d’Etricourt. Les deux soldats allemands ont été enterrés sur le côté du pont avec des croix et leur casque accroché dessus, les casques ont disparus ensuite.

 

  pont-de-chemin-de-fer-detruit-par-les-Allemands---copie-2.jpg

                                                     le pont des Anglais

 

 

Le bois de la Vierge s’appelait comme çà car il y avait une statue de la Vierge à l’entrée dans le creux d‘un arbre, elle a disparu à la guerre.

Dans le milieu du bois il y avait le puits du bois 44 qui servait à envoyer de l’air dans le tunnel pendant les travaux du canal, il s’est effondré avec les années, il y avait un cratère énorme et la voûte du tunnel s’était effondrée, les Allemands ont rebouché le trou et réparé la voûte du souterrain. Ils ont pompé l’eau avec de grosses pompes Siemens et refoulé l’eau dans le canal de la Somme quelques kilomètres plus loin par un système de gouttières en forme de V, au début il y avait beaucoup de fuites dues au fait de la mauvaise étanchéité des planches mais ensuite le bois a gonflé et le débit d’évacuation d’eau était très important, comme il y avait des sources à l’intérieur du tunnel ils ont fait venir plusieurs trains de sacs de ciment et ont fait une dalle avec les sacs qu’ils ont mouillés et, ils ont réussi a pratiquement stopper toutes les remontées d’eau.

La Kommandantur se trouvait à l’époque à la première maison à droite en entrant dans Ytres par Etricourt.

        André Carnian travaillait chez un artisan à Fins. Il passait tous les jours sur le pont de Chemin de fer qui enjambait le canal avec son vélo en passant sur les traverses. Il voyait les trains qui arrivaient et le déchargement des machines outils pour usiner sur place les pièces de V2 à l’intérieur du tunnel.

        Il y avait un camp allemand sur le terrain Tranin (le bois d’Ytres). A l’emplacement de la maison, il y avait un blockhaus, en entrant vers la maison à droite il y avait un bâtiment occupé par les Allemands et un endroit aussi qui recevait des filles pour les Allemands, certaines étaient du village.

Sur la gauche étaient les baraquements des prisonniers de toutes nationalités, ils étaient environ 2000 il y avait aussi des prisonniers Allemands qui étaient hostiles à Hitler.

Quand il y avait une alerte, dans le camp il y avait un morceau de rail de chemin de fer suspendu à une corde et ils frappaient dessus avec un marteau et le bruit résonnait très loin autour de l’endroit.

         Au coin de la rue du Pourchain, il y a un calvaire et un mât qui servait à hisser le drapeau nazi et une pompe à essence pour l’armée allemande pendant la guerre de 1940.

         Mr Haroué a racheté au domaine après la guerre des cuves qui provenaient du canal et qui étaient prévues au départ pour stocker le carburant des V2, elles étaient en aluminium et servaient au stockage de fuel pour la minoterie, elles ont été démontées par Pascal Dherbécourt pour faire le parking du « garage du moulin » actuel.

Les machines outils ont été récupérées  par les domaines car la guerre s’est terminée le 2 septembre, les Allemands étaient partis le 25 août.

        Avant le carrefour d’Etricourt, dans le petit bosquet à gauche, il y avait des canons de 20mm Allemand et les soldats logeaient à Etricourt.

        En 1914 la kommandantur était chez Courtaux Duchemin et André Courtaux racontait qu’il surveillait le départ de Kleinshmidt qui logeait chez eux à l’époque et, il allait dans son bureau pour lui voler un cigare, et un jour croyant qu’il était parti il est arrivé dans le bureau et Kleinschmidt était là, il lui demandait la raison de sa présence et il eut la présence d’esprit de répondre que c’était sa mère qui l’avait envoyé pour demander l’heure car leur horloge était arrêtée.

        Alfred Lubart était requis pour planter des pommes de terre et comme il avait remarqué que les sentinelles n’y connaissaient rien à l’agriculture, il mettait un seau de plant par trou, les Allemands ne faisaient que de charrier du plant et au moment de l’arrachage il y avait des pommes de terre partout.

        Pendant la guerre de 1939-45. Pedro Santos était requis pour le S.T.O, il travaillait pour le canal et c’est pour cela qu’il habitait chez Carnian et non au camp.

        Les Américains ont fait prisonniers des S.S qui étaient à Léchelle. Arrivé à Ytres devant chez Léone lamouret un des SS qui avait reçu une balle dans la cuisse ne pouvait plus aller plus loin, ils appelèrent le docteur Lesage de Metz en Couture qui lui fit une incision dans la cuisse pour extraire la balle sans anesthésie, ils ont ensuite été gardés prisonniers à l’école des garçons derrière la mairie en attendant d’être emmenés par l’armée Américaine.

        Quand les Allemands ont quitté le camp, toute la population s’est précipitée pour piller le camp, tout ce qui pouvait être intéressant, André et louis ont récupéré une boite en fer, une boite à clous, un marteau et une tenaille. Madame Bosniak est sortie du camp avec un cabas plein de vaisselle, un Allemand qui passait par là a sorti son luger et a tiré dans le sac, toute la vaisselle fut cassée, il aurait pu la tuer, alors tout le monde a ramené la vaisselle et quand ils sont repartis pour de bon les gens y sont retournés encore une fois pour reprendre ce qu’ils ont pu.

       Avec  Louis nous étions toujours ensemble et chez Simonet à l’époque se trouvait un bureau allemand, le bas était vide mais en haut de l’escalier il y avait d’autres bureaux où il y avait encore des papiers, on était en train de fouiller dans les papiers quand on a entendu un bruit de moteur, c’était une jeep allemande, on s’est dit « on est pris », 4 officiers sont descendus de la voiture et ils sont entrés, ils cherchaient quelque chose de précis, et ils ont trouvé ce qu’il cherchaient car ils sont repartis avec des documents sans monter à l’étage, on a eu peur car s’ils nous avaient vus, on ne sait pas ce qui se serait passé car nous avions 14 ou 15 ans à l’époque. Quand Louis trouvait quelque chose dans le bois,  il me l’amenait pour me le montrer, on en a fait avec Louis, c’était un frère, mais un frère particulier, j’étais très attaché à lui, je lui donnais un coup de main pour sa collection, pour marquer ses objets ou monter dans son Musée en haut des objets lourds, on était toujours ensemble, Louis était un connaisseur sur tout ce qu’il ramenait, il ne fallait pas lui raconter de conneries.

        Le frère de Constance Dazin était un aviateur dont l’avion  fut abattu à Doullens, il était pilote d’essai aux usines Potez à Méaulte, il avait 19 ou 20 ans, tous les jours ils sortaient un avion de chez Potez et il venait au dessus d’Ytres pour les essais, il piquait sur la cours de récréation au raz des toits, on se disait toujours « un de ces jours il va se casser la figure. ».

       Un jour où j’étais chez la coiffeuse Marie Carré, route de Neuville-Bourjonval, il est arrivé avec sa moto, en 1939 il avait déjà une Harley et c’était un bel homme. Marie lui dit « un bel homme comme toi tu vas bien te marier » il lui répondit « jamais tant que je ferais un métier aussi dangereux. » ensuite à l’appel de De Gaulle, il est parti en Angleterre et il a servi dans les forces Françaises Libres.

Constance m’avait fait voir toutes ses citations, même Marcel Wattebled respectait cet homme car il y avait ses médailles accrochées et ses citations dans la cuisine et jamais il n’y a touché.

        Quand il fut abattu au dessus de Doullens il a sauté en parachute et a été blessé, il a été fait prisonnier par les Allemands qui l’ont soigné au Val de Grasse, et comme il était « irrécupérable » il est revenu à Ytres en uniforme. Il se promenait dans les rues habillé en lieutenant de la guerre 14, les Allemands ne disaient rien,  ils connaissaient son état, quand les forteresses volantes passaient au dessus de Ytres, il se tapait la tête dans les carreaux qu’il cassait , il était devenu fou. Les Allemands l’ont renvoyé au Val de Grasse une seconde fois et il est mort et enterré là-bas. Un jour, on était en train de faire des meules de fourrage derrière le cimetière, il est arrivé avec une fourche et il a démonté toutes les meules que l‘on venait de faire.

       Monsieur Watel Henri, père du sergent chef Pierre Watel aviateur du Groupe Lorraine, qui a été abattu avec son avion au-dessus d’Eperlecque le 8 février 1944, a été maire de Ytres un mandat, il n’a pas plu, il était communiste.

 

Pierre-Watel--5-.JPG

 

       A Etricourt il y avait une batterie d’artillerie, les soldats avaient des épaulettes jaunes, il y avait une batterie de 4 canons cachés dans le petit bosquet avant le carrefour de la route d’Equancourt.

       Il y a deux ans je discutais au repas des anciens à Hermies avec une personne que je ne connaissais pas et je lui demandais de où il était, il me répondit de la région parisienne, de Juziers.

       Quelle coïncidence, je lui donnais des détails sur la ville et il me dit ce n’est pas pensable: vous y avez été hier, j’ai une très bonne mémoire, j’y ai été évacué le 17 mai avec Clément Bruguet et sa belle mère Havé Normand originaire d’Etricourt dont les parents possédaient une boulangerie, sa femme Jeanne était morte à l‘époque. Clément avait son fils Jean qui habitait Juziers, rue des Hauts monts, il était marié avec Jeannette Curtis qui travaillait à Paris.

       J’y ai aussi retrouvé une personne de Manancourt qui travaillait à Méaulte et l’usine avait été remontée à Meulan et il avait été affecté là-bas.

       Jean Bruguet venait en vacances après la guerre à Ytres et il était copain avec Alfred Bédu.

        Clément Bruguet avait perdu un poumon à Verdun pendant la guerre 14, il n’allait plus au front et à été reconverti comme tourneur dans une usine.

 

Copie-de-Clement-Bruguet.jpg

 

                                                                                                         André Carnian

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 11:42

60 litres d'essence au 100km.

entre 15 et 20 km heure en moyenne.

2,5litres d'huile par jour.

c'est un De dion Bouton Fr de 1917

 3 exemplaires encore 1 seul en état de marche.

Dominique BLEUVEN, un Nantais au volant de sa véritable pièce de musée va suivre un parcours qui a débuté en Belgique à Niewport en passant par Kemmel, Ypres, Souchez,

il a été exposé devant la Mairie de Bapaume le 27 octobre

 son périple passe par la Somme, Thiepval, ensuite l'aisne, Verdun sur le site de Douaumont le 11 novembre, la Schlucht, Le Honeck, pour se terminer à Pfetterhouse (Suisse) le 21 novembre.

 

 

 

DSC_0115.JPG

DSC_0128.JPG

 

 DSC_0131.JPG

 

 

vous pouvez suivre son parcours au jour le jour sur

 http://parcoursdufront1917.wordpress.com/

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 18:03

la majeure partie des cartes et photos de Ytres sont reconnaissables, celle-ci ????? les maisons sont toutes pratiquementg détruites, à part quelques murs et cheminées, le reste n'est que gravats et désolations. je n'arrive pas à la situer, pas de repères qui pourraient donner une petite idée. tout l'aspect du village est changé.

Cette photo que je viens d'acquérir montre un retour de patrouille en 1916. je pense l'avoir située en la comparant avec d'autres cartes de ma collection. la reconstruction est passée par là mais je pense que les arbres sont toujours les mêmes, ils sont juste plus grands.



   ------------------------------------------------------------------------

 

 

 J'ai trouvé par hasard une lettre envoyée à Mesdemoiselles Conte à Ytres il y a plusieurs années, elle était cachée sous la couverture d'un livre, je voulais voir l'état du livre et en enlevant le papier qui le recouvrait et je suis tombé sur une lettre qui était cachée entre les deux, elle avait dù y être mise à l'abri des yeux et des représailles si elle était tombée entre certaines mains. 
    Elle à été expédiée le 24 janvier 1939 et quand on sait que la guerre débute le 1er sept 1939.....
    Voici quelques lignes de cette lettre et on comprend la raison de sa mise à l'abri .


    J'ai bien pensé à vous, quelles angoisses avons nous tous vécues et dire maintenant c'est Mussolini qui vient nous embêter, c'est la fin de son règne, aussi il fera tout ce qu'il pourra, mais je ne crois pas à son bleuf. Hitler aussi veut sa fin. Lui surtout est médium et il sait qu'après les assassinas et les ignominies qu'il inflige aux juifs, il sait qu'il aura le choc en retour et ce dernier et plus terrible . Je lui vois d'affreux présages aussi bien comme maladies, des trahisons même d'amis, il court de graves dangers celui là et son peuple nous ne nous sommes jamais désillusionnés sur leurs sentiments à notre égard quand au autres ? Quand nou avons été en Italie partout où nous somme passés la première année nous avons été comblés d'amabilités de gracieusetés de prévenances de toutes sortes et aujourd'hui ils nous tirent dans le dos, c'est pire que tout. Malgré tout je ne veux pas croire que son peuple ait les mêmes sentiments à notre égard ; leur chef est pourri d'orgueuil, de fortuité ; il faut l'avoir entendu parler du Palais de Venise pour s'en rendre compte. c'est la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf.

lettre expédiée de Nice le 24 janvier 1939.

 

 

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 11:02

Il était 8 heures moins le quart, on voit arriver tout en courant Raymond Déruelle. il travaille chez Eugène Courtaux, il dit " Léonie v'la les Anglais ".
Mon frère Jean-Marie court chercher la petite jumelle dans le tiroir de l'étable de mon grand-père. Il regarde et il dit "c'est une étoile, donc c'est des Américains" il avait bien vu.
Le convoi tourne du coté de la rue Neuve et il s'arrête devant la porte de la maison. D'un petit char de marque Stuart armé d'un canon anti-char de 37 mm, descend un soldat Américains bien roux, il prend une boite de conserves pour déjeuner, il l'ouvre avec son poignard sur la citerne de la maison. Ma mère lui dit "vous n'allez pas manger froid" et elle fit chauffer cette boite; Je l'ai encore en 1994. Mon père prit sa bouteille de genièvre et leur en donna à chacun une tasse. Un soldat voulu lui acheter la bouteille, il mit sur la citerne une poignée de billets. Mon père ne lui vendit pas la bouteille. Arriva un gradé, il me secoua et reprit les billets, en attendant de repartir ce soldat m'a donné son insigne du bras de sa veste, je l'ai encore en 1994, un bel insigne un peu arraché aux coins. C'est marqué dessus "enfer sur roues" en américains.
Les premiers tanks arrivent de la gare d'Ytres et tournent du coté de la rue neuve et puis vers Neuville-Boujonval. Les autres partent dans les autres directions pendant trois jours et trois nuits, après plus rien. c'était beau de voir tous ces hommes et surtout leur matériel ( canons sur chenilles, G.M.C, jeep, tanks Sherman et Stuart léger, croix rouge ), enfin tout ce qu'il faut pour faire la guerre..... la vraie.




 

 








Au carrefour du calvaire, beaucoup de personnes d'Ytres étaient là. Tout à coup, une jeep de la Military Police s'arrête, un des soldats se met face au calvaire avec un petit panneau rond dans les mains pour faire la circulation des véhicules militaire. Une jeune fille d'Ytres va embrasser cet Américain, une autre lui dit " tiens aujourd'hui c'est les Américains hier c'était les boches " il y a eu une bagarre entre les femmes, la mère de la jeune fille menaça l'autre avec son parapluie. Le soldat regardait et riait de voir cela. C'est là que mon frère Jean-Marie fut mordu par le chien du père Vennat (marcel) mort depuis.
J'ai été témoin de toute cette scène.
Ces deux jeunes filles vivaient encore en1994. Je ne citerais pas leurs noms, l'une d'elle s'en rappelle encore.

                                                                       
Louis Carnian

Ps:
c'est la dernière Histoire de guerre que Louis à écrit dans son cahier.

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 13:37

un groupe de résistants était dans une ferme, une vingtaine d'hommes bien armés. Ils furent attaqués par des Allemands, ils étaient venus en car " une trentaine d'hommes ", le car s'arrêta dans un petit chemin creux.
Un gamin les ayant vu avertit les f.f.i, aussitôt la ferme fut fortifiée par le chef.
Un des résistants était un peu en retrait derrière la grange aux cabinets, il était armé d'un fusil de chasse cal.16, il faisait ses cartouches lui-même, il comptait ses morceaux de plomb, une vingtaine par cartouche, il vit arriver un Allemand derrière la grange qui tenait dans sa main une grenade et d'autres accrochées autour de lui. il ajusta l'allemand qui tomba raide mort sur le coup. quelques secondes après ce fut une terrible explosion, la grenade explosa puis les autres, l'allemand fut pulvérisé et le mur de la grange s'écroula, plus une panne sur le toit. Ce coup désorganisa les Allemands. Le résistant du cabinet fut légèrement blessé, rien de grave.
Pour une fois les Allemands n'avaient pas été les plus forts, sur une trentaine d'hommes il ne restait que deux hommes et le chauffeur du car, ils furent prisonniers et gardé dans une cave jusqu'à l'arrivée des Américains.
Après la bataille il se passa quelque chose, un Allemand blessé était sur une brouette, il regardait son portefeuille et la photo de sa femme et de ses enfants, un des résistants, fou de rage lui mit le canon de son fusil sur le front et tira, la balle fit ricochet sur un tas de cailloux, le chef des résistants lui fit un reproche, le tireur lui répondit "mort pour mort".
Les résistants repartirent en direction de St-Quentin.
Les Allemands ne firent aucune représailles, le temps leur manquait.
Cette histoire m'a été raconté par le tireur du cabinet, mort depuis 1992.


                                                                          Louis Carnian

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 12:21
Jack Horsfall.


Il m'a donné un livre "the long march" de la 210 Burnley Battery Royal Field Artillery. Sur ce livre on peut lire : si vous passez voir le petit musée de Louis Carnian à Ytres, vous pourrez admirer le seul insigne de la 210-B.A.
J'ai décidé de lui donner cet insigne en 1993. j'en ai reconstitué un autre, il m'a écrit qu'il viendrait dans le courant du mois d'avril 1993.
Il sera bien content de posséder l'insigne du régiment de son père. sur le livre on voit l'emplacement de la batterie derrière la ligne de front, il tirait sur Neuville-Boujonval et Metz en couture. Quand il sera là on ira voir l'endroit.
Dans le courant du mois d'avril il est venu chercher l'insigne, il en fut très heureux et il me donna une boite de galettes qui étaient très bonnes.
Son père était le seul rescapé de la batterie, qui fut broyée à quelques kilomètres de Mons (belgique) le 9 novembre 1918.
Le 2 janvier 1995, je trouvais avec mon détecteur un second insigne à Ytres.


                                               Louis Carnian
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 11:24
Les personnes de l'arrière ne comprenaient pas les soldats qui revenaient en permissions.
Je vais vous raconter une drôle d'histoire pourtant vrai.
je ne donnerais pas de nom. C'était un homme qui n'avait pas peur, il était toujours volontaire pour les coups durs, il fut blessé plusieurs fois, la dernière blessure fut terrible, il eut une jambe cassée, il fut envoyé à Paris pour se rétablir. Il était toujours porteur d'un couteau à cran d'arrêt.
En sortant d'un café, il fut bousculé par un homme qui sortait d'un bureau, il tomba lourdement par terre, le civil au lieu de s'excuser l'insulta, le soldat se releva d'un seul coup, le civil fut tué d'un coup de couteau au coeur. Cet homme fut condamné à cinq ans de travaux forcés à l'ile de Ré. Quand il revint il était clochard, il vivait emmitouflé dans une laine à coté d'un pont.
Son père habitait à Ytres.
Drôle de reconnaissance.



                                                                                                                 Louis Carnian.
                          

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 11:02

1914-1918

 

 

À la guerre de 1914 YTRES fut occupé par les Allemands .

Ytres avait été placé sur la « liste rouge » qui veut dire village de rebellions.

4 victimes civiles par faît de guerre, alors les allemands installèrent un commandant pas commode du nom de Kleinschmidt


qui veut dire en français « petit maréchal ».son premier travail était de terroriser la population civile. tous les hommes travaillaient soit dans les champs, soit à la boulangerie et au dépôt de munitions qui se trouve à la butte du moulin route de Bertincourt.

La boulangerie se trouvait dans la ferme Magnier et chez Hénocque où il y avait 3 fours à pains , des prisonniers civils du Transloy y travaillaient dont un homme qui était Joseph Meunier

, il travaille souvent dans la ferme Lamouret après la guerre, il s’est marié avec mademoiselle Florentine ,ils eurent un fils qui reste à Ytres Louis Meunier qui est un des plus anciens habitants de Ytres actuellement en 2008.

Tous les 2 jours la population était rassemblée dans la cour de la ferme Magnier pour y être comptée ,ils attendaient 2 heures par tous les temps et pendant ce temps les Allemands fouillaient les maisons.

Mon grand-père possède un jardin pâture dans lequel il y avait 3 gros noyers, un jour le commandant kleinschmidt fit couper tous les noyers de Ytres , les jeunes filles les écorchèrent et ils furent chargés sur le train à la gare.

Ils ramassèrent aussi le cuivre, ma grand-mère avait des casseroles en cuivre qu’ils prirent aussi, un jour le commandant arriva à la maison il mit en joue ma grand-mère avec son revolver pour qu’elle lui donne la bassinoire en cuivre, elle l’avait cachée dans la haie, il l’a pris et elle fut condamnée à verser 5 fancs pour ne pas être arrêtée , ils volaient tout: le cuivre, l’étain ,cuillères et fourchettes, même l’horloge fut prise.

Ytres était un centre de ravitaillement. mon grand-père travaillait au dépôt d’obus il y en avait beaucoup. Il pissait dans l’œil de l’obus et remettait le bouchon de transport.

Ma mère et ma tante léa Lesage, Céleste Deméaulte ,elles étaient occupées au dépôt d’obus , elles crachaient sur les ressorts des chargeurs de cartouches, si elles avaient été prises elles auraient été fusillées.

Un jour, ils firent évacuer le centre du village pour faire sauter le clocher et récupérer les cloches, ils récupèrent tout sauf un morceau.

En 1982 avec mon détecteur j’ai trouvé la boucle devant l’ancien presbytère aujourd’hui propriété de Mr Escoffier .un peu plus haut je trouvais un morceau de cloche que j’ai encore en 1992, il me sert de presse papier (épaisseur 32mm poids 865 gr).

Toutes les personnes qui faisaient quelque chose qui déplaisait au commandant étaient attachées à l'arbre de la liberté (au pilori) c’était un marronnier qui se trouvait dans le coin du café Baudoin. Le père Bédu y fut attaché pendant 3 jours ,il avait oublié de donner à manger au cheval du commandant.

Robert Cavet y fut attaché aussi.en 1915

 

Le 25 et le27 janvier

après la guerre cette baraque servait au dentiste de Bapaume Mr Barou.

Cet arbre a été abattu par Jules Vasseur et moi-même lors de l’achat de la maison par Maurice Meunier de Neuville-Bourjonval pour faire une boucherie devenue ensuite Robert Levoir depuis le 15 octobre 1962 et fermée actuellement. Dans la cour il y avait une petite baraque ,c’était un poste de garde Anglais, elle fut vendue par Mr Meunier à un homme d’Achiet le Grand

J’ai été employé Pour maçonner le mur devant avec jules Vasseur nous avons été contrôlés par le service des impôts suite à une dénonciation d’une femme de Ytres.

Mais en septembre 1916 dans la nuit du 21 au 22 toute la population fut dirigée sur Hermies pour être évacuée dans le Nord à Gommenies et à Poix du nord.

A partir de ce moment on ne savait plus rien de Ytres j’usqu’a décembre 1918 où mon grand-père est revenu avec des soldats anglais.

Pour revenir aux prisonniers civils du Transloy, j’ai encore une carte postale de l’époque où on peut encore reconnaître Joseph Meunier. Ils sont en tout trente ces prisonniers faisaient des tranchées de soutien pour la ligne Hindendurg. les allemands reculèrent de leur plein gré pour la ligne Hindenburg.

Joseph Meunier est le père de Louis Meunier doyen de Ytres

 

Ytres fut libéré mais avant de partir ils firent sauter tout le village, sauf les murs de la ferme Magnier.

Ytres fut occupé par les anglais pour faire des camps de ravitaillement

Ytres en 1917 ,Tout était anglais, le général Bing s’y installa à 2 endroits .

1er dans le bois de la vierge, on voit encore la place en 1992.une fois je détectais dans la tranchée et je trouvais un rond de serviette en argent, le tour est gravé des éléphants ,symbole du général ,il venait des indes ,j’ai encore ce rond en 1992.

2ème dans les ruines de la ferme Magnier,la grande cave fut aménagée

Dans le wagon de Rethondes on peut lire de sa main .- grand quartier général à Ytres -

Tous les champs étaient recouverts de camps, dans le bois il y avait tous les services (maréchal-bourreliers-dépôts de grenades ).

Dans la pâture Fournié, c’étaient les chemins de fer . Le tas de cailloux resta longtemps après la guerre, les derniers cailloux partent en 1936 on s’amuse à la luge , ça ressemble à une montagne.

Sur le chemin de Lechelle à "l’arrêt" en face de chez Michel Labille actuellement, dans le champ Lecat c’était la cuisine à cet endroit on trouve encore des bouteilles de sauces.

Derrière le petit bois c’était un hôpital pour petits blessés.

Sur le chemin st Jacques c’était un grand hôpital ,ils opèrent la totalité des grands blessés. les morts sont enterrés en face dans le champs Vilmont.

Après la guerre les anglais faisaient le petit cimetière avec ces morts là.

J’ai une carte anglaise ,elle provient du war department-ordonnance-survey may 1917, je la regarde souvent.

Les anglais avaient monté beaucoup de baraques pour se loger dans la cour du coté de chez Delattre .

Camp Anglais qui se trouvait dans la pâture Lecat chemin de la gare en1919

La baraque avait 3 pièces et était tapissée avec des journaux anglais, nous ,gamins on ne comprenait pas .cette baraque était couverte de papier goudronné avec des petits cailloux collés dessus.

En 1949 la baraque était mangée par les vers ,elle s’écroula. c’est là qu’on découvrit un insigne en bois marqué au feu : Canada avec la feuille d’érable marqué 1904.c’était bien pour l’époque, mon père le fit brûler.

Quel malheur de ne pas comprendre le passé truffé d’histoire

                                                           Louis Carnian

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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 17:01


À Ytres on voit arriver les Allemands fin février 1943 pour faire la base de V2 

V2.jpgreproduction d'un V2

dans le souterrain du Canal du Nord .

Beaucoup de maisons sont prisent par les Allemands pour mettre les bureaux des firmes Française, Belge, Allemande. La plus grande est la firme Cook-Mayer de Coblence, son bureau était dans la maison Cheutet route de la gare. Le poste Allemand de l’armement était installé dans la maison Courtaux André. La kommandatur était dans la mairie, 2 mitrailleurs sur le toit . Les Allemands avaient maçonnés quelques fenêtres et mis un gros grillage sur le balcon pour empêcher les jets de grenades. Chez M Deffossé était le poste pour le carburant. Chez Mme Courtaux Suzanne était la firme Santana de Lyon. Il y avait aussi quelques firmes comme Siskavi et Dumoulin. La firme Siskavi était chez Mme Lamouret Léone , Le directeur de cette firme était un Belge du nom de André Vampuvele et sa femme qui travaillait pour les Allemands . À cette époque on s’occupait de la maison Clara Belot notre cousine qui se trouvait au fond de l’impasse de la rue des écoles . Dans les deux pièces logeait un faux ménage , un Algérien du nom de René Souag et une Alsacienne du nom de Suzanne Raban; ils venaient à la maison, ils étaient très bien.

Un jour Mr Vanpuvele vient à la maison et sur la table il y avait un dépliant des meubles que l’on fabriquait chez Wilbaut, il a acheté une salle à manger renaissance Anglaise et une armoire à deux portes . Mon frère Jean-Marie à été lui monter chez Mme Lamouret Léone . Après quelques temps dans cette maison ils allèrent s’installer chez Mr Demonchaux, Mr Capelle à habité cette maison, à l'heure actuelle elle est la propriété de la famille george 

tour-du-rouet-2.jpgancienne maison demonchaux

. Les meubles après la guerre sont restés dans la maison. Maintenant ils sont chez Mr Demonchaux Jean.

Dans beaucoup de maisons à Ytres il y avait des Allemands civils et quelques militaires . Par la suite les Allemands installèrent un 2e poste de soldats dans la maison des employés de la gare maintenant maison Simonet.

À la maison, dans la petite maison dans la cour on logeait 2 Belges et 1 Mexicain (Louis Loccoche, Prosper…., Pedro Santos qui se disait Mexicain) mais c’était faux il était Espagnol de l’armée rouge , quelques jours après la libération il disparut pour toujours , on n’a jamais eu de nouvelles de lui.

Quand à Louis Loccoche il nous a envoyé une lettre de Belgique pour dire qu’il était bien rentré .

Quand à Prosper ,il fut inquiété par les autorités Belges , il faisait parti de la N.S.K.K société belge de transport au service des Allemands .
Après quelques jours ils mitraillèrent un grand camp dans le petit bois pour y loger 1500 personnes (des requis du S.T.O, Belges, Français, Hollandais, Algériens) . Dans le camp ,il y avait une grande cuisine , un jour il firent un second camp entouré de fils de fer barbelés, postes de garde et miradors . On vit alors arriver des hommes avec des costumes rayés et chaussés de sabots sans chaussettes . Tous les jours les Allemands passent avec un chariot, c’était des hommes qui le tirait à la place des chevaux , ils étaient gardés par des Allemands baillonnettes aux canons , ils ramassaient de la paille ,du fourrage et de l’avoine . Un jour je travaillais chez madame courtaux Suzanne,en face il y a un poirier,

 

coutaux.jpgà droite chez Mme Courtaux (une des petites filles est Suzanne) à gauche la maison avec le poirier
                                                        

       je vois arriver le chariot, les hommes prirent d’assaut l’arbre,ses poires sont dures comme des cailloux ,il les mettaient sous les roues du chariot pour les écraser et les manger, les Allemands leurs donnèrent des coups de crosses et de matraques . Dans les Allemands il y avait des Français à bérets, sur leur manches on pouvait lire G.M.R ils étaient plus brutaux que les Allemands , un Allemand riait de voir cela . Ces gens habitaient le camp de barbelés. Malheureusement à ce moment là on ne trouve pas de pellicules pour prendre des photos, quel malheur.

C’est honteux de traiter des gens comme cela.

Mon frèreHenri est arrêté par la gestapo le1er avril 1944.

Un jour ma mère fait un pain avec ce que l’on avait et elle nous dit d’aller porter ce pain au camp, on cultivait du tabac on mit quelques feuilles avec , j’avais acheté 2 cahiers de feuilles à rouler pour mettre avec le tout. Avec mon frère on s’est rendu au camp, ils nous regardaient avec des regards perdus et on jeta ce paquet au dessus des barbelés. Aussitôt du poste de garde un homme en béret sort, il nous donne à chacun un coup de pied au cul. Un allemand regardait la scène et il riait. Un des requis Français se maria avec une fille de Ytres après la libération.
On n’avait plus de travail chez Wilbaut, on faisait tout le travail qui se présentait (démariage de betteraves , travail chez Oscar Prince maréchal-ferrant à l’époque), un jour on voit arriver à la maison le maire Gontrand Deméaulte ,il avait un papier de la défense passive de la Somme. C’était pour faire des trous tous les 60 mètres le long des routes chaque trou devait faire 1,50m de long, 1m de profondeur et 0,70m de large avec des marches d’un côté. Pour 30f du trou à l’époque, on entreprit ce travail avec mon frère Jean-Marie. On avait touché un acompte de 150f pour la mise en route et le reste nous fut payé après la libération après bien des démarches. une journée alors qu’on faisait des trous sur le chemin de Ruyaultcourt , on voit arriver un camion Allemand dans cette direction, soudain il arrive un avion à deux fuselages, c’était nouveau de voir un pareil avion, il mitrailla le camion, je n’ai jamais vu des hommes courir si vite, le camion fut atteint dans le moteur et il ne pouvait plus repartir. Le même avion mitrailla aussi la râperie de Bertincourt et un train dans la gare d’Hermies et la locomotive fut touchée.

Après la reprise chez Wilbault il y avait un ouvrier d’Hermies Julien Dreux il habitait en face de la gare, la maison en travers , il m’apporta 3 douilles de mitrailleuses de 12,7 marquées M-43 que j’ai encore à la maison.

Quand les trous furent finis , la direction de la défense passive avisa les gens de faire des abris dans leurs jardins. À la maison il y avait un abri creusé dans le jardin recouvert de grosses tôles de la guerre de 1914 et 70cm de terre dessus , une bombe aurait eu vite fait de la traverser. Par ordre de l’autorité Allemande il fallait faire un grand abri, alors on s’est mis à l’ouvrage pour découvrir le fameux souterrain Espagnol . Pour cela on perça un trou dans la pature Haroué, un homme de Roisel est venu et il dit que c’est à cet endroit que part le souterrain, c’était un véritable chantier, j’y travaillait ,mon frère Jean-Marie, Émile Ponche ,Louis Capelle, Franck Albi, le mari de l’institutrice, une personne du midi, un soldat du 3è d’artillerie. On ne trouvait pas le souterrain, un jour on voit arriver Émile Raison, Gaston Demonchaux et le Commandant, il nous dirent que le souterrain avait été découvert entre la mairie et la maison Hénocque. Les Allemands voulaient faire un abri. C’était Marcel Drode qui l’avait découvert en premier. Notre chantier dans la pâture fut arrêté et les Allemands ont aménagé une descente pour accéder au souterrain dans la cour Hénocque.

Beaucoup de cultivateurs ont été réquisitionnés pour faire des transports : Ytres--canal--gare--souterrain

 

                                       LOUIS CARNIAN

 

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 15:15

il est né le 22 mars 1913, incorporé au 158 RI à Strasbourg.
En 1939 il fut mobilisé sur place aux usines POTEZ à Méaulte.
L'armistice signé il passait en zone libre, puis il gagnait l'Espagne.
Il est emprisonné pendant six mois au camp de Miranda, il s'évade et rejoint l'Angleterre.
En juillet 1941, engagé volontaire dans les forces FFL il est incorporé au groupe Lorraine.
Il fait beaucoup de missions au dessus de la région Nord-Pas de Calais, et il devient sergent chef. Il est abattu le 8 février 1944 sur la base d'Eperlecques près de St-Omer 

blockhaus d'EperlecqueEperlecquesDSC_6473_DxO_raw.jpg

Le 11 novembre 1949 la municipalité fait poser 2 plaques ainsi libellées -Rue du Sergent-chef Pierre wattel-.
1 plaque sur la grange Bernard Coquelle face à la salle des fêtes, la 2ème à la petite grange de Mr Emile Hénoque.
Lors de l'inauguration le drapeau se déchira en deux, il était trop cloué. J'était présent à la cérémonie.
 Mr Gontrant Deméaulte ancien maire de Ytres épingle sur la poitrine de Mr Wattel Henri père de Pierre la médaille militaire. Monsieur Wattel était maire de Ytres à l'époque.

Mr Wattel est au centre des pompiers
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En 1984, les deux plaques sont enlevées et remplacées par de nouvelles ainsi libellées -Rue Wattel- elles sont changées par Mr Lecat André maire à cette époque. Voyant cela j'ai déposé une réclamation.
Le 26 mars 1985 ily a eu une cérémonie et on mettait une plaque à la mairie et une autre au monument aux morts. ce jour là Mr Carette épingle la médaille du combattant à Mr Maurice Wattel frère du héros disparu.
Le lendemain j'ai été trouver le maire pour que l'on remette les plaques de la rue comme à l'origine, il refusait.
Quel malheur de ne pas comprendre l'histoire!
La semaine à venir je me suis rendu à une réunion de conseil pour expliquer cela à nouveau.
je demande un vote à mains levées
Je n'ai pas dormi pendant 8 jours de cela.
Une conseillère (Michelle Bédu) et le maire (André Lecat ) ne votèrent pas. 9 voix pour et 2 voix contre.
Le maire promit de remettre les plaques. Cela à duré encore 3 ans.
Je tombais malade en 1991, une fois rentré de l'hopital je me rendais chez le maire. il me dit "j'ai tes plaques". je lui demandais de les remettre en place, il refusait.
quel malheur de ne pas comprendre l'Histoire.
J'en parlait à Daniel Lenglet, il me dit qu'il les remettrait en place, Il les reposait avec Henri Lestocart conseillé municipal à cette époque..
Les plaques sont au nombre de quatre libellées identiques aux anciennes
 -Rue du Sergent-chef Pierre Wattel- .
Mr Henri Lestocart m'a donné une des plaques démontées, elle est criblée de trous.
Il ne faut jamais oublier cet homme qui a donné sa vie pour notre pays de liberté.
                                                                                    Louis Carnian

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